Produits solaires, pourquoi faut-il se protéger ?

BEAUTE

C’est l’été, le temps des expositions au soleil, mais êtes-vous sur de tout savoir sur les protections solaires ?

Comment s’y retrouver et pouvez-vous ressortir votre tube de l’année dernière comme bon nombre de français ?

C’est ce que nous allons voir plus en détail.

Différents soleils et différentes peaux

Tout d’abord il faut savoir que l’on ne se protège pas de la même façon d’un soleil d’automne, de printemps ou d’été (ensoleillement faible, moyen et fort), sur nos plages ou sous les tropiques !

Et que bien sûr l’achat d’un produit solaire dépend aussi de notre carnation, la protection ne sera pas la même pour une rousse qui craint le soleil, une blonde qui prend facilement des coups de soleil et une brune à la peau mat. Pourtant même les peaux déjà habituées au soleil ou qui bronzent facilement doivent se protéger.

Un indice SPF (Sun Protection Factor) ou FPS (Facteur de Protection Solaire) est indiqué sur l’emballage, c’est l’indice qui détermine la capacité à protéger la peau contre les coups de soleil.

Ces indices vont de 20 à 50 ou 50+ (les indices supérieurs à 50 sont aujourd’hui appelés 50+, ce qui correspond à peu près à un ancien indice 60) mais il faut aussi veiller à la mention « UVA-UVB » car cela indique que le produit solaire protège des UVB responsables des coups de soleil mais aussi des UVA responsable du vieillissement cutané, des allergies et des cancers de la peau.

UVA et UVB

Depuis plusieurs années le rapport UVA-UVB est réglementé  par l’Europe.
La protection contre les UVA doit au minimum être égale à 1/3 de celle des UVB (pour un indice 30 une protection UVA doit donc être de 10).

Bien sûr même avec une bonne protection il est décommandé de s’exposer au soleil entre 11 h et 16h, là où la charge d’UV est la plus forte ou si vous ne pouvez pas faire autrement de vous protéger avec un tee-shirt, des lunettes, un chapeau.

La protection contre le soleil

Beaucoup de français pour ne pas « gâcher » ressortent leur tube de crème solaire de l’an passé, c’est une erreur car les filtres qui protègent du soleil se dégradent au bout d’un an (24 mois pour certaines marques) et l’exposition au soleil devient risquée.

Il faut aussi s’enduire d’assez de produits (crème, lait ou huile) pour que le résultat soit efficace.

Les dermatologues recommandent d’appliquer une quantité de 2mg de produit soit 7 c à s et de renouveler l’application toutes les deux heures ou après le bain si votre produit solaire n’est pas waterproof.

Un produit waterproof tient le coup après 2 bains de 20 minutes mais gare au frottement de la serviette, au sable etc…

Conserver son bronzage plus longtemps

La nouveauté est la mise sur le marché d’huile solaire avec des indices élevés. Ces huiles sont aussi efficaces que les crèmes, tout dépend de l’indice mais attention toutefois à ne pas en mettre moins sous prétexte que le produit est huileux !

Sachez aussi que l’utilisation de gélules solaires permet de préparer sa peau au soleil mais en aucun cas ne dispense de l’utilisation de produits solaires, il n’est pas un écran contre les UV ! Et n’ayez pas peur de ne pas bronzer avec un indice élevé !

Aucun produit n’est étanche en étant bien protégé on met simplement plus de temps à bronzer en étant mieux protégé !

Et puis si l’on veut conserver son bronzage plus longtemps on mise tout sur l’hydratation !

L’autobronzant comme protection solaire ?

Ajout de crème solaire dans le dos.

Attention : l’autobronzant ne protège pas votre peau.

C’est un hâle artificiel et il faut absolument se protéger des rayons UV avec un produit solaire adapté à votre peau.

L’autobronzant c’est quoi et ça marche comment !

L’autobronzant colore la peau par une réaction chimique superficielle différente du processus de bronzage naturel. Son principe actif, la dihydroxy acétone (DHA), un sucre naturel issu de l’écorce de châtaigne, réagit avec la kératine de la peau.

Cette réaction provoque la formation de pigments bruns. Ils donnent à la peau sa couleur dont l’intensité varie selon la concentration du produit en DHA. On trouve dans le commerce deux catégories d’autobronzants en fonction de leur teneur en DHA : concentration de 2,5 à 3 % pour les peaux claires ou de 5 % pour les peaux mates.

Il vaut mieux tester le produit avant de l’appliquer sur tout le corps.

Bien préparer sa peau

Il faut préparer sa peau avant d’appliquer l’autobronzant pour éviter les disgracieuses traces sur les genoux, les coudes et les pieds. Tout d’abord il faut donc bien exfolier sa peau pour retirer les cellules mortes et l’hydrater pour que le déclenchement du hâle se fasse de façon uniforme et que le bronzage ne soit pas terne.

Pour bien l’appliquer, commencer par le bas du corps et remonter en étirant vos gestes les mains à plat, n’oubliez aucune zone (penser au cou, au dessus du pied etc). Il ne faut pas hésiter à être généreuse pour s’assurer une bonne répartition du produit, sans trainées ni démarcation.

Moins on en met, plus on l’étire et plus on risque des disparités de teintes.

En cas de doute, choisissez une version teintée car elle vous permettra de constater immédiatement les erreurs et de les rattraper.

Hydrater votre peau

Quelques précautions à prendre pour avoir un hâle parfait, ne mettez pas d’autobronzant pour le corps sur le visage, la peau n’a pas la même épaisseur, vous pouvez utiliser l’autobronzant pour le visage sur le corps mais pas le contraire. Certains sont à double usage.

Hydrater votre peau suffisamment durant les jours qui suivent l’application.

Après l’application, lavez-vous bien les mains pour éviter d’avoir les ongles et les mains colorés.

L’emploi d’autobronzant « à l’année », n’est pas nocive du tout. En effet la DHA n’est absolument pas nocive.

Elle ne pénètre pas les couches profondes de l’épiderme, contrairement aux rayons UV. Les personnes qui ont la peau claire et sensible préféreront l’autobronzant au bronzage naturel.

L’allergie solaire

Coup de soleil sur le cou et la poitrine avec réaction allergique.

La lucite estivale, plus simplement appelée l’allergie solaire touche principalement les personnes en début d’éxposition.

La peau vire au rouge et est envahie de petits boutons qui démangent. Cette allergie qui est une réaction aux premières expositions au soleil disparait généralement d’elle-même une fois la peau accoutumée mais il existe des solutions pour prévenir cette allergie et la soulager.

La lucite estivale ne touche pas que les peaux claires comme l’on peut le penser, elle survient aussi chez des personnes ayant la peau mate.

Une allergie cutanée

Comme toutes les allergies, il est possible de se faire prescrire par son médecin-dermatologue un anti-allergène à prendre une quinzaine de jours avant les premières expositions. Le médecin peut également vous prescrire une crème dermocorticoïde à appliquer en cas de fortes démangeaisons.

Bien sûr en cas d’allergie solaire, il n’est pas question de s’exposer brutalement ni sur une longue période.

Cette accoutumance au soleil est à commencer de préférence au printemps Le premier jour il faut s’exposer durant 5 minutes à 18h, heure où le soleil est plus doux. Le deuxième jour, 15 minutes d’exposition sont possibles avant de rester 30 minutes le surlendemain etc.

Cela évite à la peau de suréagir aux rayons UV et de créer ces fameux petits boutons.

L’indice protecteur

La crème solaire est tout à fait indispensable en cas d’exposition pour tous mais encore plus pour les sujets réactifs car la lucite est déclenchée par les UVA et non par les UVB.

Il faut donc veiller à ce que votre crème solaire est un indice protecteur UVA d’au moins 25 à 30. Soyez donc vigilants car beaucoup de crèmes solaire ne protègent pas des UVA.

Vous pouvez également recourir aux compléments alimentaires à base de caroténoïdes, de vitamines C et E, et de sélénimum.

Ces compléments peuvent abaisser le seuil de sensibilité de la peau d’environ 15%.

A faire en cure un mois avant le départ en vacances.


Photographie Plage © Goodluz  –   Photographie Corps bronzé © Markomarcello   –   Photographie Allergie au soleil © Jan Mika

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