Infographie sur l'endométriose.

Définition et symptômes de l’endométriose.

ENDOMETRIOSE

Découverte de l’endométriose

L’endométriose a été décrite pour la première fois en 1860 par un médecin pathologiste tchèque.

Quarante ans plus tard sont découverts les kystes ovariens appelés endométriomes. Puis, en 1927, un médecin pose la théorie du reflux sanguin par les trompes.

Mais depuis, aucune avancée majeure, cette maladie a été délaissée pendant près d’un siècle. D’ailleurs, les causes de la maladie ne sont toujours pas connues même si plusieurs pistes sont suivies, et on n’en sait pas davantage sur l’hérédité.

Heureusement, depuis quelques années, la maladie est remise sur le devant de la scène et est plus étudiée, ce qui laisse espérer des évolutions dans son diagnostic et son traitement.

Comment fonctionne de l’endomètre

L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus. Il fabrique les cellules endométriales et sa paroi se développe lors du cycle menstruel pour accueillir un embryon en cas de fécondation.

S’il n’y a pas de fécondation, ces cellules vont être éliminées par le vagin, ce sont les règles. Elles remontent également par les trompes, se propagent à l’extérieur de l’utérus et sont détruites par le système immunitaire. C’est le cycle normal chez la femme.

Quel phénomène conduit à l’endométriose ?

Chez certaines femmes, l’évacuation par le vagin se passe normalement mais les cellules qui remontent par les trompes ne sont pas détruites par le système immunitaire – pour des raisons encore inconnues – et se greffent sur des régions où elles ne devraient pas se trouver : elles deviennent des cellules d’endométriose.

A chaque cycle menstruel, les cellules d’endométriose épaississent et saignent, comme l’endomètre. Ne pouvant s’évacuer par le vagin, elles vont s’accumuler et coloniser toujours davantage l’organisme.
C’est de là que vont résulter les kystes sur les ovaires, les adhérences entre les organes et des lésions à la surface des tissus de l’abdomen.

Les symptômes de l’endométriose

Le gros problème pour les chercheurs et les médecins est qu’il n’y a pas une forme unique d’endométriose. Elle est multiple, se manifeste de manière différente chez chaque femme et son évolution diffère selon les cas. C’est pourquoi elle est souvent très longue à diagnostiquer, entre sept et dix ans.

Il convient de mettre à part les femmes qui n’ont aucun symptôme et ne ressentent aucune douleur.

Elles vivent tout à fait normalement jusqu’à ce que la maladie soit découverte – presque par hasard – lors d’un examen de l’abdomen ou lorsqu’elles essaient vainement de tomber enceintes, et que le diagnostic soit posé.

Les règles douloureuses représentent le facteur majeur de la découverte de la maladie.
Pour les femmes atteintes par l’endométriose, les règles peuvent devenir une source de douleur récurrente, de la simple gêne à l’insoutenable menant parfois jusqu’à l’évanouissement.

Ce mal a tendance à être passé sous silence parce que les femmes refusent de se plaindre, ont peur d’être traitées de douillettes, voire de mythomane et finissent par douter d’elles-mêmes face au scepticisme et aux moqueries.

De nombreux témoignages attestent du soulagement au moment du diagnostic de la maladie de femmes désemparées, qui préfèrent finalement qu’on leur annonce une maladie incurable plutôt que de passer pour les menteuses et des geignardes. En cas de règles douloureuses récurrentes, il faut absolument consulter un gynécologue.

La formation des kystes provoque des irritations et les cellules d’endométriose créent une adhérence entre les organes qui les empêche de fonctionner correctement.

Il en résulte certains symptômes :

  • Des douleurs dans le bas ventre fréquentes, même en dehors des périodes de règles
  • Des douleurs pendant et après les rapports sexuels
  • Si la vessie est touchée, une inflammation comparable à la cystite et du sang dans l’urine
  • Des saignements pendant les selles si le rectum est atteint
  • Des pertes brunâtres prémenstruelles
  • Les difficultés à tomber enceinte

Et aussi :

des douleurs abdominales et lombaires, une intense fatigue, des troubles digestifs, des diarrhées, des constipations, du sang dans l’urine…

L’endométriose n’est pas une maladie à prendre à la légère. Bien qu’elle soit incurable aujourd’hui, il est indispensable de la détecter le plus tôt possible pour contenir son évolution, voire la faire régresser.

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